du Rallye de Beauport

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Petit gascon saintongeois

Récit d'une journée de chasse

Dimanche 23 janvier 2011. 5H55, la lumière s’allume à la maison. Dans un demie heure, je sais déjà que mes maîtres vont venir chercher quelques uns d’entre nous. Mais qui ?


6H30, ils arrivent. Didier et Damien s’activent et chargent 13 beagles et 5 gascons plus moi : Bastogne. Pourtant, je suis un peu fatigué, j’ai mal un peu partout car nous avons déjà chassé hier…


 


8H15, nous voilà sur place. Il fait encore nuit. Didier choisit Blanco pour aller faire le pied. C’est son tour aujourd’hui. Il nous fait tourner. Comme ça, on peut tous montrer ce qu’on sait faire.


Ils ne mettront pas longtemps à trouver les pieds et Blanco est tout excité quand il revient à la remorque : il y en a, des sangliers….


 


Le temps d’expliquer aux postés et nous revoilà sur le terrain. Nous sommes 6 et très vite nous entamons un très beau rapprocher à travers le marais, les bois, les ronciers. Il y a beaucoup de chevreuils sur ce beau territoire mais ça ne nous intéresse pas. Nous, ce qu’on aime chercher, ce sont les sangliers !


 


On a mis presqu’une heure à le trouver ce sanglier : un beau mâle de 70kg qui est parti sans faire de ferme ( tant mieux) et qu’ on a mené un bon moment à travers toute la chasse pour le sortir tout au bout : il a été loupé. Heureusement, Hélène et les enfants l’ont vu traversé la route et nous ont tous arrêtés sans trop de difficultés. Didier arrive aussi, ils ont l’air contents mes maîtres…


 


Mais, il faut repartir car notre sanglier n’était pas seul vu les pieds qu’il y avait… Alors, ils nous ont relâché là où on a levé le mâle. Très vite, nous retrouvons une voie. Les autres ne se sont pas baugés là , il faut poursuivre le rapprocher. Nous sommes arrêtés dans notre élan car il n’y a pas de postés dans cette direction.


 


 Le temps que chacun prenne une place et nous revoilà mis à la voie. Il est 13h mais pourtant nous n’avons aucun mal à savoir par où ils sont passés parmi les genets, les ronces et les ajoncs. Ça pique !!!  Mais on y va quand même tous les 6 ensemble. Et on les trouve !!!! Didier sonne 5 coups car il a vu 2 belles bêtes… En avant la menée !!!  On aurait pu croire qu’ils resteraient tourner dans cette lande mais non. Nous leur soufflons au poil et rapidement un d’eux sort aux pieds d’Hélène, Léa et Damien qui sonnent la vue à cœur joie. Très vite, un coup de fusil retentit mais lorsque nous arrivons sur place le sanglier n’est pas mort et nous continuons à sa poursuite comme ce matin. Là encore, au bout de la chasse, il est tiré 2 fois mais encore manqué…il nous faut encore le poursuivre car il est retourné dans la chasse. Et encore manqué !!! Un moment, il s’est arrêté. On l’a tenu au ferme mais ça n’a pas duré longtemps : il a failli renversé Anthony. Heureusement, qu’il est leste sinon il était mal… Et nous voilà reparti, retraversant le marais pour sortir de la chasse de l’autre côté, là où il n’y avait personne. On commence à fatiguer mais heureusement, notre maitresse et les enfants sont encore là pour nous arrêter et nous charger dans la voiture. Quelle fatigue !!!


 


On entend sonner la fin de traque : c’est fini pour nous, pour aujourd’hui. Nos copains les beagles sont un peu frustrés de ne pas sortir mais souvent c’est nous qui restons dans la remorque car les sangliers ne sont pas toujours présents…


 


Après le repas pris avec les chasseurs, nos maîtres nous retournent dans le chenil mais moi j’ai mal partout, je suis très fatigué. Alors, avec Coopers, ils veulent m’envoyer à l’infirmerie pour mieux me surveiller. Mais moi je suis plus malin, c’est pas l’infirmerie qu’il me faut : c’est le canapé. Je rassemble mes dernières forces et d’un bond je m’installe et je bouge plus !!! ça a fait rire mes maîtres et comme ils sont gentils ils m’ont laissé passé la nuit là. Je crois qu’ils m’aiment bien…


 


Bastogne du Causse des Ayguières